Comme tout créateur, ALAIN SILBERSTEIN rêvait d'un lieu où il pourrait présenter l'ensemble de ses montres et horloges, ainsi que les pièces uniques qu'il "s'amuse" parfois à créer.
Un lieu où il pourrait rencontrer les passionnés de sa création horlogère.
Ce parisien d'origine souhaitait retrouver l'ambiance du quartier où il a commencé ses études artistiques : St Germain-des-Prés. Un petit village de Paris où les étudiants, artistes, intellectuels et promeneurs du monde entier font les beaux jours des librairies, des galeries d'art, des boutiques de créateurs... et des terrasses de café !
C'est chose faite avec l'ouverture de la GALERIE ALAIN SILBERSTEIN au 200 Boulevard Saint-Germain (entre la rue des Saints-Pères et la rue Saint-Guillaume pour être précis).
Un parcours peu banal : parisien d'origine, architecte d'intérieur et designer de formation, Alain Silberstein est devenu "architecte-horloger" à Besançon à la fin des années 80, en créant sa fabrique d'horlogerie, le hasard aidant sa passion des montres.
À une époque où l'on considérait la disparition de l'horlogerie mécanique comme inéluctable, il a rejoint le club très fermé des fabricants suisses qui ont été à l'origine de la renaissance de la montre mécanique.
Dans son atelier au bord du Doubs, Alain Silberstein crée et fabrique chaque année avec l'aide de 20 collaborateurs, dont 6 horlogers, près de 3000 montres à mouvement mécanique réparties en plusieurs collections. Des garde-temps d'exception tels le tourbillon, le calendrier perpétuel, des chronographes sportifs, des montres à cadran cloisonné, ainsi que des montres joaillerie ont repris le chemin de l'ancienne capitale française de l'horlogerie.
Alain Silberstein crée des montres résolument contemporaines à porter tous les jours, qui sont autant d'oeuvres d'art. Les mouvements sont visibles au travers du fond vitré des montres, permettant ainsi d'apprécier l'exceptionnel travail de finition.
En dix ans, Alain Silberstein a ainsi prouvé que la recherche, l'innovation et la qualité permettaient à une marque française de trouver sa place à côté des grandes marques horlogères suisses.
Comparer une montre à une automobile permet de mieux comprendre les passions qu'elles suscitent.
Une montre, comme une automobile, est composée d'un moteur et d'une carrosserie à qui on demande d'être pratique et fiable dans son utilisation, et - aussi - de nous faire rêver.
Le mouvement d'une montre, comme le moteur d'une automobile, est le domaine privilégié d'innovations très appréciées par certains amateurs et collectionneurs.
La véritable innovation dans le domaine horloger est, non dans la prouesse technique qui doit être au service d'une idée ou d'une fonction, mais dans la capacité à proposer une montre que tout homme ou femme pourra investir d'une fonction quasi sacrée : mesurer SON temps.
La montre n'est pas un objet innocent ; à la différence de tous les objets qui nous entourent, elle mesure ce qu'il y a de plus personnel et de plus chargé d'émotions : le temps éternel au travers du filtre de notre temps.
Elle est le témoin privilégié de notre vie. Nous l'offrons souvent à nos enfants comme témoin de leur passage à l'âge adulte, pour qu'elle puisse commencer à mesurer leur temps qui n'est plus le nôtre.
Ces quelques idées sont essentielles pour comprendre mes créations horlogères. Ces montres sont autant de recherches formelles pour créer ce qui est le plus vrai en nous : une émotion.
Cette recherche d'émotion dans la mesure et la lecture du temps transcende les cultures et les générations. C'est un art fonctionnel où chacun va trouver (retrouver ?) sa part d'enfance et d'innocence.
Que de passion pour un si petit objet diront certains ; on le dit aussi d'une peinture ou d'une sculpture qu'on ne comprend pas. Ainsi vont les oeuvres d'art !..